lundi 22 décembre 2008

Une oscillation d'un ballon qui se vide de son air.

Genre... J'avais voulu commencer un jour un article comme ça. Voilà, c'est fait.

Passons, passons mes enfants. Pourquoi sauter dans des flaques d'eau si ces dernières sont à sec? Oui! Oh, oui! Sautille, danse, espèce de con.
Voyons! Pourquoi pisser quand on a une vessie vide? Oui, espèce de trainée, pisse, éjacule du sang, fais gicler du sperme par ta cavité buccale!

Autrement, voilà ce que je suis aujourd'hui, je suis un salaud qui court avec un cœur à la main. Je me laisse bercer par le son du violon, qui est super ma foi.

J'étais malade, et....Oulaaa, une maladie qui déchire, parce que non seulement j'étais malade, mais j'ai découvert un truc super. J'explique, voilà avant de tomber malade (Oh tu nous saoules avec ta maladie) (Mais ta mère quoi! Jt'emmerde, hein!) j'écrivais sans cesse, c'était cool, j'aime bien écrire moi. Et déjà, je répète là, mais la maladie c'était une sinusite.
Le truc, c'est qu'à cause de ce mal, mon ouïe a considérablement baissé. C'était phénoménal! Oh que oui! Je ne comprenais rien, je devenais idiot, c'est à peine si j'arrivais à marcher droit. J'essayais de lire, mais rien. Je vivais déconnecté du monde. En prenant un livre, je le tenais entre mes mains, et rien n'entrait dans mon crâne. Des mots, des syllabes , une suite de sons. Oui ça c'est beau, mais à condition que ça devient palpable, compréhensible. Même qu'on me proposa de lire Baudelaire. Il devait se retourner dans sa tombe. Jl'ai trouvé idiot, même que je comprenais rien à ce qu'il disait.

C'est débile ça. Oui, d'accords, mais après une semaine à être idiot, je me suis lassé. Vous savez, rien écrire est un mal exacerbé pour moi. Je commençais à aimer cet instant où je pouvais écrire tout ce qui me passait par la tête. Je devenais môle, un corps inerte, ça devenait frustrant à force. Heureusement que je n'inspire pas de la pitié, heureusement, mais je comprenais enfin ce que c'était de ne pas prendre une drogue après avoir été accro, enfin faut pas non plus confondre compréhension et sensation, sinon, je passe pour l'ados attardé qui croit tout sentir en comprenant à peine une situation.

En somme, c'était juste pour dire que je ne suis pas mort, et que je suis un salopard. Prière de me cracher dessus avant de fermer la fenêtre.


Chanson de circonstance:


Découvrez Louise Attaque!

2 commentaires:

Kullab a dit…

Bonjour Rafik, je découvre ton blog et je suis agréablement surpris. Il y a du très bon et du moins bon. Le moins bon : des fautes d'orthographe (mais personne n'y échappe à moins de se faire relire) et des phrases parfois maladroites (à mon goût en tout cas. Pourquoi qualifier par exemple l'état d'esprit de l'homme aux pigeons de "déprime" ? Le paragraphe est bien écrit et ce sentiment de noirceur s'en dégage déjà). Le très bon : une écriture agréable et personnelle et surtout un regard déjà aiguisé et pénétrant sur la vie en général et sur l'Algérie en particulier. Au final, le très bon l'emporte largement.
J'aime tes phrases jetées avec fureur comme "pisse, éjacule du sang..." et aussi "...je suis un salaud qui court avec un cœur à la main."
J'ai beaucoup aimé la nouvelle "Les vieux souliers", pour l'ambiance, que l'on ressent vraiment, mais j'ai moins aimé la seconde partie, trop sentimentale à mon goût. La première partie se suffit à elle-même.
Une écriture qui, à mon humble avis, a encore besoin de s'affiner mais l'essentiel y est déjà.
Pas enthousiasmé par Baudelaire ? L'un de mes poèmes préférés : spleen.
"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle..."

Claire a dit…

AHA LOUISE ATTAQUE §
Ecoute Arrache moi, si tu ne la connais pas, sait on jamais.
Oui, bicoze cette chanson, soit ils ont volé mes sentiments et en ont fait ça, soit je suis exactement comme tout le monde. (Sois gentil, ménage mes chevilles, opte pour la première solution.)

Sinon j'savais pas que ça pouvait faire ça une sinusite ?
Bah dis donc. J'en connais plein qui sont sinusités à vie alors.

Puis tu écris bien. C'est saoulant.
Mais qu'est ce que c'est jouissif à lire.