mardi 30 décembre 2008

Pris au dépourvu.

Mesdames, messieurs, approchez donc, et n'ayez crainte
Ne vous laissez pas emporter par ces dires saintes
Echappez de cette rigole, suivez la raison,

Et vous dompterez intempéries et saisons.

A la dernière nouvelle, tout va pour le mieux. Il semblerait que, tout le monde est riche, sauf les pauvres. Les capitalistes se portent à merveille, à part leurs dignités. Tout le monde est au chaud, sauf les sans domicile fixe, bien entendu. Hormis tout ceci, nous nous apprêtons, une fois de plus, à tourner la page, à accueillir une nouvelle année. Année qui a décidé, contre toute attente, de venir une seconde en retard. Il ne faut surtout pas tomber dans la compassion, verser une larme, prendre son mouchoir pour enfin s'esclaffer d'un fait frivole. Une larme, à part la beauté qu'elle recèle, coule et sèche vite. L'an prochain donc, les maux qui s'abattront sur ce monde, seront en retard d'une seconde. Mais à quoi bon pourrait nous servir une seconde de plus? Une seconde. Le temps pour une futur prostituée assassinée de respirer le gout amère de la respiration de son assassin. Ou peut être, le temps pour un gamin, futur victime palestinienne, de contempler le ciel ocre, noirci par la fumée. Le temps pour un algérien de fumer du thé une seconde de plus en temps de démocratie, le temps de sentir une autre seconde s'écouler avant de vivre le troisième mandat.

Ca me manquait d'écrire des billets. Enfin...

2 commentaires:

Sam a dit…

J'aime bien ce texte

Claire a dit…

J'surkiffe le ton délicieusement cynique que t'emploies dans c'texte.
Putain, faire des compliments gratuits, ca ne me ressemble pas.