vendredi 6 mars 2009

En marge, part I.

«Il y a un mois de cela, un femme répondant au nom de Yasmina Jdid est passée de vie à trépas, messieurs dames. Aujourd'hui, cet être n'est plus parmi nous pour se défendre; loin de nous, elle ne peut divulguer le nom de son infâme assassin. Homme misérable qui cru bon lui ôter la vie, voler son dernier souffle et respirer à plein poumon sa lâcheté. Aujourd'hui, je fais appel à votre raison messieurs, mesdames les jurés, pour que cet être, dont le mal sévit en lui, ne puisse à jamais récidiver.»

L'avocat épuisé, s'essuya le front et repris le chemin du banc qu'il occupait.

Les fenêtres ouvertes du tribunal laissaient passer l'air humide d'Alger. La chaleur, par ce jour d'octobre, était insupportable, bien que les climatiseurs aient fonctionné. Comblée de monde, la cours n'avait d'yeux que pour le juge. De sa place éminente, il fixait des yeux l'accusé, jusqu'à ce qu'il reçoive le verdict en main propre. Il enfila ses lorgnon, et d'un hochement de la tête, il s'appliqua:

«Bien...Concernant l'affaire de la partie civile contre Fayçal Fahim, ayant plaidé non coupable, La cours pénale déclare l'accusé, non coupable...»

Ce fut alors la débandade; la foule se leva, l'accusé, par une joie ineffable étreignit son avocat et les journalistes se bousculèrent pour recueillir les propos de l'acquitté. De l'autre coté de la salle, la famille de la victime ne tarda pas exprimer son chagrin.

I


La sonnerie grêle du téléphone venait de suspendre la conversation que tenait Hakim et Fatiha. Elle entrouvrit son sac; ce n'était pas le sien. Commença, alors, Hakim à se fléchir sur sa chaise; il avait du mal à extirper se cellulaire de son jean, mais à la quatrième sonnerie il décrocha:

«C'est Samir à l'appareil, alors t'es où?
- Le cafétéria en face du tribunal. Je suis avec Fatiha, et tu sais quoi? On a l'exclusivité, le dessinateur judiciaire de La Tribune n'est pas venu. Je suis resté seul sur le terrain. Il était occupé sur une autre affaire.
- Et alors c'est prêt?
- Oui, je bosse dessus avec Fatiha. Ce sera prêt pour ce soir.
- Gare à vos culs, je le veux pour ce soir! Ce soir!
- D'accord, à ce soir.»

Hakim ayant raccroché, le serveur s'approcha et ils prirent commande; Un soda pour Hakim, une bière bien fraiche pour Fatiha.

«Il veut ça pour ce soir, Fatiha, dit Hakim.
- Ok, je m'applique.
- D'accord j'te laisse bosser dessus. J'dépose mes dessins à la rédaction, moi.
- Ok.
- T'as un message à faire passer?
- Non, merci, ça ira.
- Bien. Allez, salut!
- Salut! »


D'un revers de main, Hakim pris sa veste qui était adossé contre sa chaise et prit la direction de la caisse. Fatiha reprit son calepin, alors, et mit les notes d'un coté, les propos recueillis d'un autres. Dès lors, elle commença à rédiger son article.





3 commentaires:

Claire a dit…

Comme d'hab', j'aime. Mais je t'étrangle si tu mets pas la suite. Ou alors je te guillotine, lacère ton corps en tranches bien fines comme le jambon chez le boucher et les plonge dans de l'acide sulfurique.

Sinon on dit "d'accord", sans s, mon chou.

Claire a dit…

Les "=)" ça fait pédé. (Cf. un ex.)

Bon, elle vient ta suite ?
(Ou alors ça s'arrête là et j'ai pas pigé la subtilité du truc bicoze chuis conne.)

Muzzy a dit…

Eeeh le " kikoo au passage" c'est du foutage de gueule hein ?
Je sais que je suis un peu lamentable sur mon blog , an en fait carrément.
Désolée.